12 août 2009
Cauchemar 2
Je sais que je me suis faite violer, je suis dans la forêt, enceinte, mais ca ne se voit pas. Ma mère est mécontente de moi mais elle m'aide a accoucher. Nous sommes dans une maison. Mon enfant est sur mes genoux mais il me dégoûte, il veut boire au sein mais j'ai l'impression qu'il va m'enlever toute vie. Parfois il saigne du nez, je ne sais pas quoi faire, je suis pataude. Il est trop lourd je le fait souvent tomber, je sais que je suis une mauvaise mère mais je n'y peux rien, il me dégoûte. Si je ne prend pas soin de lui personne ne le fait. Son visage est fripé, laid, repoussant, il ne pleure jamais mais l'avoir dans les bras est déjà un supplice.
On se promène dans. Je retrouve mon violeur et le père de l'enfant, je n'ai pas peur de lui. Il ne me parle même pas et flirte avec ma mère. Ce bébé me pèse terriblement, j'ai envie de le poser.
Je ne sais pas pourquoi je suis enceinte de nouveau et j'accouche a même le sol devant des dizaines de personnes qui passent sans faire attention. Le premier bébé à disparu, mais le deuxième me pèse autant. Je vais dans une grange près de ma maison pour m'y reposer en compagnie d'autres personnes, j'ai froid, il me semble que je meure...
REVEIL IMPROMPTU
08 août 2009
Voyage
(c) Valentine Roger
A paris. Cinq jours avec Valentine, cinq jours à regarder Aubervilliers, le métro, ses lignes sinueuses qui se tordent sur un plan bien plat parcheminé de cercles aux noms râpeux. S'approprier les lignes, jouer avec les correspondances, tourner les yeux quand une main vous mendie une "p'tite pièce". Le soleil qui abrutirait un cheikh et qui se transforme en sueur le long de mes lèvres. On marche, on s'arrête, on trouve des coins, des recoins qui échappent à la constante effervescence de Paris. On s'émeut devant une photo, une peinture, une mélodie.
On se sent libre parce qu'on est libre de se poser des limites. On se réveille, on se force un peu à marcher, on s'impose un itinéraire mais on le fait tout seul, on s'applique notre loi, c'est l'autonomie. On aime ça parce que c'est nouveau, et qu'on n'est pas toute seule.
Il y a Valentine qui fait semblant d'avoir peur du métro, qui connaît Paris ponctuellement, c'est elle qui me donne la force de marcher alors que parfois je dirais bien, allez j'arrête. Elle a de la force, du caractère, en plus même à 23h à Aubervilliers j'ai pas peur avec elle.
"Hé madmoiselle, hé ! Hé Salope ! Hé bande de 'tasses !". Ceux là on s'en fiche, parce que au moment où ils nous alpaguent ils ont moins de neurones qu'un poisson rouge en cavale dans son bocal, on essaie vaguement de comprendre leur but mais on abandonne rapidement.
Il y a un film de gangster qui titille notre fibre romantique et on aime bien voir que Johnny Depp a la passion virulente, même si c'est pour de faux, et puis il tire, des mitraillettes qui font du bruit,
et puis on écoute les conversation des autres, on aime ça, savoir qu'ils existent les autres, qu'ils ont une vie passionante au moment où on les croise, il y a des fous, des fanatiques, des gens qui parlent à leurs mères.
Vb : "s'ennuyer ensemble"
08 février 2009
Oh Donna Oh Oh Donna Oh Oh Oh

Non ! Je ne VEUX pas t'entendre, Non, tu m'insupportes, tu m'exaspères, la pensée de ta vue me fait me désagréger d'ennui. Ta voix me plonge dans une léthargie profonde qui commande a mes neurones d'oublier le mot "synapse" et d'aller se réfugier, blottis dans un coin de ma petite tête, pour oublier combien tu leur fais peur. C'est alors que tout ce que tu me dis passe dans mon cerveau comme un nuage bilieux et s'évapore, tel un amas d'inutilité qui fondrait au soleil.
Quand tu me parles je me sens supérieure, car j'ai l'impression que tu ne saisis pas un traître mot de ce que je raconte. Ton esprit est enroué par ce que tu évites. La réflexion n'est pas ton fort, du moins MA réflexion. Tu ne peux pas discuter avec moi, bien que présent tu ne parles pas de la même chose que moi. La connexion entre nos esprits est impossible, je déteste être là et te voir acquiescer à tout ce que je dis, ton esprit me survole et mes paroles n'ont aucun impact sur ta vie, même pas un battement d'aile de papillon. C'est un comble : tu devrais m'écouter et me comprendre, tu ne fais qu'entendre.
Je te déteste quand tu es là, je t'oublie quand tu pars.
Ton inactivité m'irrite, il me semble voir quand je te regarde un arbre déplumé qui ne bouge que quand le vent l'y pousse, as tu seulement des initiatives ? Tu manges quand tu as faim, tu parles quand on te le demande, tu aimes car il le faut.
Quand tes larmes coulent elles n'ont aucun goût, le sel s'en est retiré car il s'ennuyait. Ton sourire n'est qu'un demi sourire, tu n'oses pas l'épanouir, il risquerait de t'embellir.
Je ne devrais pas te le dire, mais je ne te hais pas. Tu m'es trop indifférent
11 juin 2008
Alyanie
Il n'y a pas de personne que j'admire plus, tant par le comportement que par l'écriture.
Je ne m'étalerai pas comme sur un blog skyrock, n'est ce pas , mais je tenais a écrire quelque chose, a marquer cela car quand on admire quelqu'un, on peut le dire, on peut le lui dire, et on peut l'écrire.
Elle écrit dans un style non seulement inhabituel, mais agréable à lire, tout en étant comme je l'aime parfois absurde (haha). J'ai découvert pour la premiere fois une nouvelle qui l'a faite gagner un concours (le prix international des jeunes auteurs) et qui m'a beaucoup plu, ensuite je l'ai fréquentée (^^ j'aime bien ce mot) au sein du Conseil Selfique (explanations later). Et elle m'a beaucoup plu, par sa façon de voir les choses, de rigoler, de manger son yaourt magnanimement (oups, je l'ai encore dit ^^), de parler. J'ai la haine facile (pff, ca c'est pas bien) et l'admiration jalouse, en général, mais ici, non.
Donc, Céline, j'ai passé une excellente année, grâce a mes rencontres de terminale, et particulierement de ta rencontre puisque rencontrer une future écrivain-astrophysicienne (^^) n'est pas fait de tous les jours.
Voila ^^


